À propos

Ourson, c’est un projet qui a commencé début décembre 2016. Il y a plusieurs raisons qui m’ont poussé à lancer ce truc qui me trottait depuis longtemps en tête déjà mais en gros ça peut se résumer à mon raz-le-cul de la musique de merde qu’on nous sert partout.

Toutes les formes d’art ont un côté commercial qui sert à faire du gros chiffre. L’exemple le plus parlant qui me vient en tête est la cuisine. T’as des gens, pas forcément des grands chefs, qui sont passionnés de bonne bouffe. Ils vont s’efforcer de faire du bon boulot et de faire plaisir à leurs clients qu’ils chérissent. Ils vont bosser plus que ce qu’il ne faut et parfois ça marche, parfois ça marche pas. À côté de ces bon.ne.s cuisiner.e.s, t’as les fast food. Ça fait des années qu’ils font la même chose : des burgers chimiques dans lesquels ils doivent même ajouter des trucs pour que tu puisses digérer leur merde correctement. Les grosses chaînes de fast food, avec un budget marketing plus gros que leur budget nourriture, n’ont pas besoin que tu penses que leur burgers ne sont pas bons pour toi, ils arrivent à te persuader de venir par la pub. En gros.

Ce que j’essaie de dire c’est que c’est pareil en musique. Un groupe super connu avec une maison de disque énorme derrière eux qui te chie un morceau étudié pour plaire à la masse, tu peux être certain que la semaine suivante, tous les animateurs radios de merde se pignolent dessus et te font croire que c’est la meilleure chanson de l’année. À côté de ça t’as des gens qui en veulent, qui bossent sur des sons excellents et qui transmettent un véritable message. Eux vont se voir refuser un passage à l’antenne par ces mêmes types qui passent Matt Pokora pour la cinquième fois depuis le début de l’heure.

Ourson est minuscule par rapport à ce phénomène de médiocrité musicale mais il n’est pas seul. Il y a toi, ceux qui prennent d’autres initiatives comme de bons festivals, des radios avec un réel goût pour la bonne musique. Ensemble, je suis certain que la tendance peut encore être inversée. On consomme de plus en plus consciemment, on achète local ou bio, on fait attention à son empreinte écologique,… Je pense qu’on doit également appliquer ça à la musique. Écouter un artiste, une radio, c’est voter. On a tendance à croire que notre comportement est dicté par les marques mais c’est en réalité plutôt l’inverse à la base. Le truc c’est que si tu continues d’écouter NRJ alors que les animateurs jouent les débiles et que Maître Gims passe pour la troisième fois, alors ils se disent que c’est ok et ils feront la même émission le lendemain. Par contre, si tu switches de radio dès que t’entends un morceau que tu n’aimes pas, ils vont commencer à piger que t’es pas d’accord et ça les aidera à changer.

Bref, pour résumer Ourson, ma vision c’est un monde où chacun consomme consciemment de la musique et plus généralement consomme consciemment tout court. Je dis pas que j’ai la science infuse ni que je sais mieux que toi ce qui est bon ou pas mais on peut s’aider à savoir ce qui l’est. Il y a de bons trucs, produits par des gens capables, que je ne vais pas aimer. Ce n’est pas pour ça que je saurai pas reconnaître leur talent. Pour réaliser cette vision, ma mission à travers Ourson est de te proposer de bonnes chansons, de t’inviter à donner ton avis sur mon avis, de te faire découvrir des réalités différentes et de faire ça tous ensemble.

Écoute pas tout ce que je dis, je suis humain (en plus d’être un ursidé) et j’ai sûrement parfois tord. plus que parfois même.

Je t’aime si tu as lu jusqu’ici,

Ourson